Publié par : alfournet | 7 avril 2010

Communiqué n°8

 

10/04/2010 – communiqué n°8 – 6ème étape

Le 25e Sultan Marathon des Sables termine en beauté
923 concurrents ont pris ce matin le départ de la dernière étape du Sultan Marathon des Sables, avec une arrivée pour le moins idyllique dans les dunes de Merzouga. Dans une ambiance mêlant soulagement et nostalgie pour une grande partie des participants, Mohamad a remporté la dernière étape en 1h33’20’’, réalisant ainsi un sans faute. Il devance le Jordanien El Aqra (dossard 391), l’un des ses plus sérieux clients avec l’américain Wardian (698), et le marocain Aït Amar (dossard 4). Chez les femmes en revanche, les trois premières du général se sont laissées aller, puisqu’elles ne figurent pas aux trois premières étapes. La dernière étape est revenue à la française Laurence Archambault (dossard 80) en 2h15’20. Elle l’emporte au sprint devant l’italienne Alessia Bertolino (dossard 1 032) à 3’’ et devant une autre italienne Luisa Balsamo (dossard 936) à 1’12’’. Au général, Monica Aguilera (dossard 1 020, Espagne) l’emporte devant la hollandaise Jolanda Linschooten (dossard 90) et la galloise Jen Salter (dossard 936). Rendez-vous maintenant en avril 2011 pour la 26e édition du Sultan Marathon des Sables.

Classement de l’étape hommes.
1er : Ahansal (dossard 1, Maroc) les 21,1km en 1h33’20’’
2e : El Aqra (dossard 391) à 2’06’’.
3e : Ait Amar (dossard 4) à 3’13’’.

Classement général provisoire.
1er : Ahansal (dossard 1, Maroc) les 250km en 19h55’08’’
2e : El Aqra (dossard 391, Jordanie) à 51’22’’
3e : Wardian (dossard 698, Etats-Unis) à 3h15’54’’

Classement de l’étape femmes.
1ère : Archambault (dossard 80, France) en 2h15’20’’.
2e : Alessia Bertolino (dossard 1 032, Italie) à 3’’
3e : Luisa Balsamo (dossard 604, Italie) à 1’12’’

Classement général provisoire.
1ère : Monica Aguilera (dossard 1 020, Espagne), les 250km en 29h54’11’’.
2e : Jolanda Linschooten (dossard 90, Hollande) à 35’58’’.
3e : Jen Salter (dossard 936, Grande-Bretagne) à 1h54’25’’.

SOURCE : http://www.darbaroud.com/

 
 
 
 
 
 
 
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09/04/2010 – communiqué n°7 – 5ème étape

 

Un marathon dans LE Marathon.

Etape 5 : Oued El Jdaid – Erg Znaigui : 42,2 KM

08h45 ce matin, Comme une cérémonie établie depuis la nuit des temps les 926 coureurs encore en course prennent le départ.
Peu avant, pour marcher la petite centaine de mètres qui menaient du bivouac en fin de démontage à l’arche de départ, les pas de certains sont lourds, traînants et souvent comme au ralenti.

Ils prennent le départ avec le sourire malgré les blessures.

Il est étonnant de constater que tous ceux qui sont blessés, à la démarche handicapée, seraient sans doute en arrêt maladie dans leurs pays respectifs et ici, sur le Sultan Marathon des Sables, se préparent tout simplement à courir ou marcher durant 42,2 Km.
Le train d’enfer est donné durant quelques centaines de mètres par l’étonnant coureur marocain Mohamed Farag (D 436 –MAR) de l’équipe Terres d’Aventure, cuisinier au Maroc pour leur filiale « Maroc sur mesure », et qui réalise une superbe performance globale en étant hier 39ème  au classement général. Lui qui a travaillé par le passé pour des prestataires locaux du Sultan Marathon des Sables, ne gâche ainsi pas son plaisir de s’offrir quelques minutes de notoriété, les bras en l’air, devant les caméras du monde entier.
Deux kilomètres plus loin, dans la gorge qui donne accès à l’oued Djaid au milieu de palmiers et d’acacias, ce sont déjà Mohamad Ahansal (D 1 – MAR) et Salameh Al Aqra (D 391 -JOR)  qui ont repris les commandes de la course, alors que le peloton s’étale déjà sur près de trois quarts d’heure entre les premiers jusqu’à la caravane du chamelier qui ferme le marche.

Les plus lents sont fatalistes, ils ont connu pire lors de la dernière étape.

Les derniers sont souriants, ils savent que cette journée va sûrement être longue et que beaucoup arriveront en fin de journée vu leur vitesse de progression, mais qu’importe. Après ce qu’ils ont vécu les deux derniers jours lors de l’étape longue, rien ne peut leur sembler pire.
Après la traversée de l’oued Outanouel, le CP 1 au Km 13,2 donne sur une vallée sablonneuse puis sur la traversée de l’Oued Ziz, avec en son bord Est, un terrain accidenté et notamment une grosse crevasse balisée par l’organisation avec une sortie avec un « coup de cul » comme disent les coureurs, qui les obligent à grimper quelques mètres quasi verticaux par de grosse marches très hautes. Dans ce passage, après presque 20 km de course plutôt rapide, les coureurs grimacent de la contraction des cuisses sur sollicitées pour cette grimpette, et pour laquelle, parfois, ils doivent se servir de leur main pour arriver en haut, au milieu d’un bosquet de tamaris très verts qui tranchent sur le blanc quasi immaculé du lac asséché sur lequel ils enchaînent leur parcours.
L’itinéraire est toujours plutôt roulant, par rapport aux journées les plus difficiles de cette édition jusqu’au CP 2 ( Km 23,9) puis au CP 3 (Km 36) avec un nouveau franchissement d’oued sec, de passages vallonnés et de plateaux légèrement caillouteux.
Il ne reste alors que 6,2 km de zones de dunettes plantées de tamaris, qu’il faut soit traverser soit longer, pour arriver, enfin, au sixième bivouac du Sultan Marathon des Sables.

Nouvelle victoire d’étape pour Mohamad Ahansal.

Beaucoup plus de concurrents courent aujourd’hui que lors des étapes précédentes et, pour les premiers, à longues foulées efficaces.
A ce jeu du rythme d’enfer, c’est à nouveau Mohamad Ahansal (D 1 – MAR) qui s’impose en  03h 10’ 34’’ devant Salameh Al Aqra (D 391 -JOR) qui décroche en deuxième moitié de parcours pour signer 03h 19’ 30’’ puis Abdelaziz Aît Abdelouahed (D 9 –MAR) qui atteint sa première place d’honneur sur une étape en 03h 29’ 46’’.
Mais pour les marcheurs, par choix ou parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement, la journée est longue et l’arrivée au bivouac, dans la belle lumière, leur permet de découvrir l’Erg Znaigui, qui sert de décor au campement du Sultan Marathon des Sables.

L’Opéra de Paris sublime le Sultan Marathon des Sables.

Un cadre grandiose pour le concert qui sera donné ce soir par une cantatrice accompagné de 12 musiciens de l’Opéra de Paris.
Un moment magique qui permettra à chacun d’oublier les souffrances passées pour ne garder que l’essence de cette épopée saharienne.
Mais ce trésor au cœur n’aura vraiment toute sa valeur qu’avec la dernière étape et son lot de dunes à la fois envoûtantes de beauté et si terribles qui ont inspirées le nom de baptême du Sultan Marathon des Sables il y a vingt-cinq ans.

Classement provisoire de l’étape :

1) Mohamad Ahansal (D 1 – MAR): 03h 10’ 34’’
2) Salameh Al Aqra (D 391 -JOR) : 03h 19’ 30’’
3) Abdelaziz Aît Abdelouahed (D 9 –MAR):  03h 29’ 46’’

Classement général provisoire :

1) Mohamad Ahansal (D 1 – MAR): 18h 21’ 48’’
2) Salameh Al Aqra (D 391 -JOR) : 19h 11’ 04’’
3) Michael Wardian (D 698-USA): 21h 20’ 28’’

Classement féminin provisoire de l’étape :

1) Jennifer Salter (D 936 – GBR) : 04h 42’ 26’’
2) Monica Viladomiu Aguilera (D 1020-ESP) : 04h 46’ 41’’
3) Jolanda Linshooten (D 90-NDL) : 04h 47’ 02’’

Classement général provisoire féminin :
1) Monica Viladomiu Aguilera (D 1020-ESP) : 27h 33’ 55’’
2) Jolanda Linshooten (D 90-NDL) : 28h 06’ 49’’
3) Jennifer Salter (D 936 – GBR) : 29h 29’ 06’’

 

 

SOURCE : http://www.darbaroud.com/

 
 
 
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 Communiqué n°6

Le jour où le temps n’existe plus…

Etape 4, jour 2 : Taourirt Mouchanne –Oued El Djaid – 82,2 km

Sur le CP 4, la nuit est tombée. Il est 20h00, les coureurs qui arrivent sont visiblement éprouvés par les 51 précédents kilomètres.

Des gestes maladroits comme si le corps ne savait plus que courir.

Passé le contrôle de passage et la récupération de l’eau, ils n’ont qu’une hâte : s’asseoir ou s‘allonger, là tout de suite, dans une des tentes berbères ou s’il n’y a pas de place, immédiatement dans les cailloux. Plusieurs objectifs urgents : détendre les jambes douloureuses et soulager les épaules meurtries en se débarrassant du sac à dos. ET aussi, sortir la gamelle, les allume-feux et se préparer au plus vite un repas.
Tout cela à la lueur des lampes frontales et des bâtons lumineux qu’ils doivent obligatoirement porter sur leur sac à dos pour signaler leur présence dans l’obscurité. Si certains arrivent encore à rire et à plaisanter, beaucoup de visages sont comme fermés par la fatigue, les yeux perdus dans le vague. Les gestes sont souvent maladroits, comme si le corps avait oublié qu’il savait faire autre chose que courir ou marcher. Donc cela dans une ambiance surréaliste de lumières blanches, vertes fluo et des flammèches des popotes.

Le coureur de Zagora, sait qu’en désert, rien n’est jamais écrit d’avance.

Cette étape n’est évidemment, pas la même pour tous. L’élite, devant s’est quasi envolée au-dessus des obstacles pour arriver à la tombée de la nuit. Mohamad Ahansal (D 1 – MAR) termine en 07h09’13’’ devançant le Jordanien Salameh Al Aqra (D 391 – JOR) d’un peu moins de 20 minutes et l’américain Michael Wardian (D 698-USA) de près d’une heure trente. Mohamad prend ainsi une sérieuse option sur la victoire, mais dans le désert, et le coureur de Zagora le sait mieux que personne, rien n’est jamais joué d’avance.
La nuit s’avance. Sur la ligne d’arrivée, des fantômes de coureurs s’annoncent à la vue dans la pénombre du balancement de leurs lampes frontales au rythme de leurs foulées ou de leurs pas. Puis ils apparaissent dans la lumière, incrédules d’être enfin arrivés, comme si certains avaient besoin de toucher réellement l’arche finale pour s’assurer qu’elle ne soit pas un mirage. Certains hurlent, d’autres pleurent ou même semblent tout à coup décompenser malgré l’énergie montrée à rejoindre l’arrivée, comme James Cracknell (D 812 –GBR), le premier concurrent anglais, ivre d’épuisement, qui signe une très belle 17ème place lors de cette étape avec un temps de 10h 14’ 04’’, et qui immédiatement après son arrivée se retrouve à l’hôpital, déshydraté et apparemment en hypoglycémie.

Dans le peloton et la fin de course, des fantômes hagards et magnifiques.

Le peloton, lui, est toujours à des kilomètres de là, les pieds traînants dans les cailloux ou s’enfonçant dans le sable, les yeux hypnotisés par le maigre rayon de lumière des lampes individuelles. Certains font le vide et avancent mécaniquement, sans une pensée cohérente, d’autres, au hasard du chemin, rencontrent de parfaits inconnus auxquels ils racontent leur vie la plus intime. Cette cohorte épuisée inspire à la fois pitié et admiration totale. Ils arrivent, dans un tour de force lié sans doute à la magie de cette nuit saharienne qui semble ne jamais finir, à être tous et toutes magnifiques de volonté et de courage.
Quand le jour se lève, ils sont nombreux à être encore sur la piste, à lever les yeux vers le soleil avec à la fois le bonheur de voir la terrible nuit se terminer et la crainte de la prévisible montée de la température. Ils ne vont pas plus vite pour autant  Ils veulent juste continuer à avancer, pas après pas, pour rejoindre le bivouac.
Aujourd’hui, et sans que personne n’ose le contester, les seules rois et reines du Sultan Marathon des Sables, ce sont ces coureurs perdus loin dans le classement, ces « sans grades » de la hiérarchie sportive.

Sur cette étape, les vrais héros sont les derniers arrivés.

Le temps, dans le désert, n’existe pas. Le premier nomade rencontré vous le dira comme une évidence.
Normal donc, que cela soit ceux qui sont les plus loin du chronomètre que l’on considère aujourd’hui, en cette fin d’étape interminable, comme les véritables héros du jour.
Et lorsqu’ils rejoignent, trébuchants, titubants, boitant souvent bas, leur tentes, à la fois hagards de fatigue et éberlués d’être à destination, les autres concurrents, et souvent ceux de l’élite, lâchent à leur attention un « bravo » qui n’est pas feint mais une sincère marque de respect.
Celui de ceux qui comprennent l’enfer par lequel ils sont passés et toute la détermination dont ils ont dû faire preuve pour en sortir…

Classement provisoire de l’étape :

1) Mohamad Ahansal (D 1 – MAR): 07h 09’ 13’’
2) Salameh Al Aqra (D 391 -JOR) : 07h 27’ 03’’
3) Michael Wardian (D 698-USA): 08h 34’ 09’’

Classement général provisoire :

1) Mohamad Ahansal (D 1 – MAR): 15h 11’ 14’’
2) Salameh Al Aqra (D 391 -JOR) : 15h 51’ 33’’
3) Michael Wardian (D 698-USA): 17h 40’ 14’’

Classement féminin provisoire de l’étape :

1) Monica Viladomiu Aguilera (D 1020-ESP) : 11h 29’ 00’’
2) Jolanda Linshooten (D 90-NDL) : 11h 29’ 00’’
3) Jennifer Salter (D 936 – GBR) : 17h 40’ 14’’

Classement général provisoire féminin :
1) Monica Viladomiu Aguilera (D 1020-ESP) : 22h 47’ 13’’
2) Jolanda Linshooten (D 90-NDL) : 23h 19’ 45’’
3) Jennifer Salter (D 936 – GBR) : 24h 46’ 40’’

 Au classement par équipes la Team Papillon est classée 9ème
 
 
Position Etape 4
Position Last name First name Gender Nationality Team Time Delay Average
61 365 PANZA Bruno H FRA TEAM PAPILLONS DE CHARCOT 12H18’32 05H09’18 6.66
Position Etape 4
Position Last name First name Gender Nationality Team Time Delay Average
273 364 BERTHOME Willy H FRA TEAM PAPILLONS DE CHARCOT 16H01’16 08H52’02 5.12
 
Position Etape 4
Position Last name First name Gender Nationality Team Time Delay Average
272 367 PRENEZ Cyril H FRA TEAM PAPILLONS DE CHARCOT 16H01’16 08H52’02 5.12
 
 
Position Etape 4
Position Last name First name Gender Nationality Team Time Delay Average
445 366 CASSEGRAIN Thierry H FRA TEAM PAPILLONS DE CHARCOT 18H33’14 11H24’00 4.42
 
 
 
 
Position general
Position Last name First name Gender Nationality Team Time Delay Average
82 365 PANZA Bruno H FRA TEAM PAPILLONS DE CHARCOT 26H25’50 11H14’35 7.04
 
 
 
                                                                                                         Position general
Position Last name First name Gender Nationality Team Time Delay Average
216 367 PRENEZ Cyril H FRA TEAM PAPILLONS DE CHARCOT 31H13’07 16H01’52 5.96
 
 
Position general
Position Last name First name Gender Nationality Team Time Delay Average
220 364 BERTHOME Willy H FRA TEAM PAPILLONS DE CHARCOT 31H17’55 16H06’40 5.94
 
 
Position general
Position Last name First name Gender Nationality Team Time Delay Average
485 366 CASSEGRAIN Thierry H FRA TEAM PAPILLONS DE CHARCOT 38H14’39 23H03’24

4.86

 

SOURCE : http://www.darbaroud.com/

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07/04/2010 – communiqué n°5 – 4ème étape

Une étape longue exceptionnellement belle.

Etape 4 : Taourirt Mouchanne –Oued El Djaid – 82,2 km

Si le  kilométrage, 82,2 km, est plutôt au dessus de la moyenne pour le Sultan Marathon des Sables, ce qui est notable cette année, pour cette édition anniversaire, c’est la diversité des paysages rencontrés qui restera dans les annales.
Le principe de cette étape longue, qui se déroule sur deux jours maximum, est simple. Les cinquante meilleurs au classement général sont partis à 12h15, alors que les autres des 961 concurrents encore en course ont franchi la ligne de départ à 09h15.
Ce décalage est rendu nécessaire pour la gestion de la sécurité afin d’éviter que la course ne s’étale sur trop de kilomètres et de pouvoir concentrer les possibilités d’aide et d’assistance de l’organisation.

Partir avec les meilleurs est une fierté sportive.

Certains, qui sont à la limite entre les deux groupes, ayant parfois cherché par stratégie à être plutôt au départ tôt le matin, n’avaient pas calculé, dans leur évaluation des coureurs avec lesquels ils se trouvent habituellement en course, que certains parmi les 20 meilleurs avaient abandonné durant la désormais mythique étape 3.
C’est le cas de Mohamed Faraj (D 436 – MAR) de l’équipe Terres d’Aventures qui se retrouve 49ème ce matin au classement général, donc bon pour un départ à 12h15 alors qu’il pensait avoir tout calculé pour partir à la fraîche.
« Ce n’est pas trop grave, je serai avec les meilleurs, c’est aussi une vraie fierté, après, pour le déroulement de cette étape,  nous verrons bien… » annonce t’il avec son grand sourire habituel.
La journée commence par 12 kilomètres d’un espace totalement plat, pour rejoindre le CP 1, un tronçon qui d’ordinaire aurait désespéré les concurrents, mais après la journée d’hier constituée d’enchaînements interminables de ce genre, ils ont  tous acquis une véritable philosophie de ces progressions typiquement sahariennes.

Une immense vallée de toute beauté.

Et puis, ils savent, à la lecture du road book que c’est le prix à payer pour accéder aux espaces magnifiques de l’immense vallée entre le Jebel Zireg et le Jebel El Mziouda. Après une ascension de col, ils découvrent émerveillés, cet espace extraordinaire, entre plage de sable ocre au pied des montagnes, ondulations pierreuses, champ d’acacias et d’herbes à chameaux et larges étendues de pierres noires qui brillent au soleil.
A la sortie de cette vallée se trouve le CP 2 au Km 26,1, qui donne accès au lac asséché de l’oued El Mader. Sa traversée permet de remonter ensuite vers l’oasis d’El Maharch, avec son auberge et surtout ses palmiers qui permettent pour certains un repos ombragé réparateur. Plus loin le CP 3 au km 38,7 ouvre la porte à l’est pour le passage de l’Oued Rhéris et d’atteindre le CP 4 et le 51ème kilomètre.

Les temps de référence des meilleurs des deux groupes.

A ce point de la course, alors que la nuit tombe, pour donner une idée de la vitesse de progression des meilleurs, les premiers à avoir passé ce point de contrôle, parmi les concurrents de la première vague, c’est-à-dire ceux partis à 09h15, ont été José Miota Ibarrra (D 1060 – Esp) à 14h54 (soit 5 h 29 de course) puis Karim Belhamadi (D 315 – FR) à 15h43, Ferdinando Hardouin Monroy (D 603 – ITA) à 15h53, ex æquo avec Xavier Renault (D 183 –FR), puis le vétéran français emblématique, Karim Mosta (D 13 –FR) à 15h59.
Dans cette série, la première femme à être passé à ce contrôle des 51 km est Jennifer Vogel ( D 696 – USA) à 16h22.
Parmi l’élite, partie donc à 12h15, c’est Mohamad Ahansal (D 1 – MAR) qui est passé premier à 16h30 (soit 4h15 de course), suivi d’une centaine de mètres par  Salameh Al Aqra (D 391 -JOR) et  Mustapha Aït Amar (D 4-MAR) à 17h32.

La majorité de la course sera longtemps sur la piste durant la nuit.

C’est dire donc, que la grande majorité des coureurs est encore très loin de ce point, et qu’il faudra bien multipler les temps de course par au moins trois pour voir la plus grande partie de la course se trouver dans les 30 derniers kilomètres.
Avec la nuit, les frontales s’allument, marquant encore les reliefs des visages marqués. Les stratégies se dessinent ; poursuivre malgré tout, s’arrêter juste pour manger, ou dormir quelques heures à un point de contrôle.
Une chose est certaine avec l’obscurité la vitesse tombe encore. La nuit va être longue pour la quasi-totalité des marathoniens des sables. Une nuit parsemée des lumières de lucioles qui semblent danser sur la piste. Il ne s’agit que des bâtons lumineux que les concurrents doivent casser pour se signaler.
Mais une nuit saharienne, même dans l’effort, vaut bien une hallucination poétique…

Source : http://www.darbaroud.com/fr/html/mds/25mds/cp/25mds_cp_5.php

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