Publié par : alfournet | 2 décembre 2010

SLA : mise en évidence d’un mécanisme de toxicité des astrocytes envers les neurones moteurs

Source : Communiqué Inserm du 25 novembre 2010

Article publié dans Cell Death and DifferentiationIFNγ triggers a LIGHT-dependent selective death of motoneurons contributing to the non-cell-autonomous effects of mutant SOD1.

http://blog.fondation-thierrylatran.eu/2010/12/02/sla-mise-en-evidence-dun-mecanisme-de-toxicite-des-astrocytes-envers-les-neurones-moteurs/

 

 

Tout récemment, Cédric Raoul (photo), en lien avec plusieurs équipes basées à Marseille, Paris et en Uruguay, vient de publier des travaux qui mettent en évidence un nouveau mécanisme de toxicité des astrocytes envers les motoneurones.  

Les astrocytes présentent dans la SLA des anomalies de leur fonctionnement qui entrainent l’atteinte des motoneurones et leur dégénérescence. En effet les cellules du corps humain échanges naturellement des informations au moyen de petites molécules appelées cytokines.

Dans la SLA, on savait que les astrocytes « communiquaient » ainsi des informations aux motoneurones sous forme de facteurs toxiques, mais ceux ci et les mécanismes précis n’étaient pas complétement élucidés. Avec les travaux de l’équipe coordonnée par Cédric Raoul, on connait maintenant le rôle neurotoxique de deux cytokines : l’Interféron Gamma (ou IFN-γ) et la molécule LIGHT.

L’IFN-γ produit pas les astrocytes déclenche en effet l’activation de la molécule LIGHT et une séquence d’événements qui aboutissent à la destruction des motoneurones. En bloquant cette cascade d’événements sur des modèles expérimentaux de la SLA, les chercheurs ont ainsi réussi à ralentir la détérioration des motoneurones et rallonger leur espérance de vie de ces modèles.

L’IFN-γ et LIGHT deviennent donc deux cibles d’intérêt pour développer de futures approches de traitement de la SLA. Sur ce dernier aspect, le chemin à parcourir reste encore long mais le laboratoire de Cédric Raoul explore déjà des modèles de thérapie génique et d’immunothérapie qui viseraient à inactiver l’IFN-γ et LIGHT.

Représentations de l’IFN-γ (source : findtarget.com) 

C’est la mise au point de ces modèles thérapeutiques qui fait l’objet du soutien de la Fondation Thierry Latran dans le cadre du projet d’Approche de thérapie génique innovante pour délivrer aux motoneurones de la moelle épinière et cerveau de souris modèles de la SLA des inhibiteurs moléculaires des voies de mort neuronale.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :