Publié par : alfournet | 15 février 2011

SLA Le tabagisme augmente le risque de 44%

SCLÉROSE latérale amyotrophique : Le tabagisme augmente le risque de 44%

Archives of Neurology

Oui, le risque de développer la SLA augmente de 10% pour chaque tranche de dix cigarettes fumées par jour et de 9% pour chaque tranche de 10 années de tabagisme. Le tabagisme serait résolument associé à un risque accru de développer la maladie de Charcot ou sclérose latérale amyotrophique (SLA), une maladie neurodégénérative, selon cette étude publiée dans l’édition de Février des Archives of Neurology, l’une des revues du JAMA. Une analyse qui porte, tout de même sur plus d’1 million de personnes et qui met une nouvelle fois en cause les produits chimiques qui sont présents dans la fumée de cigarette.

Oui, le risque de développer la SLA augmente de 10% pour chaque tranche de dix cigarettes fumées par jour et de 9% pour chaque tranche de 10 années de tabagisme. Le tabagisme serait résolument associé à un risque accru de développer la maladie de Charcot ou sclérose latérale amyotrophique (SLA), une maladie neurodégénérative, selon cette étude publiée dans l’édition de Février des Archives of Neurology, l’une des revues du JAMA. Une analyse qui porte, tout de même sur plus d’1 million de personnes et qui met une nouvelle fois en cause les produits chimiques qui sont présents dans la fumée de cigarette.

La sclérose latérale amyotrophique (SLA), ou maladie de Charcot est une maladie neurodégénérative caractérisée par un affaiblissement puis une paralysie des muscles des jambes et des bras, des muscles respiratoires, ainsi que des muscles de la déglutition et de la parole. C’est une maladie évolutive grave résultant d’une destruction des cellules nerveuses (neurones), qui réduit l’espérance de vie des personnes atteintes. Sa prévalence est estimée à 1/25.000. En France, plus de 800 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. Aux Etats-Unis, il s’agit de 5.500 patients diagnostiqués chaque année. Il n’existe aucun traitement pour la SLA, et le peu de traitements disponibles ont une efficacité limitée. Environ 90% des cas de SLA sont sporadiques et son origine reste globalement inconnue.

Pour examiner le lien entre la cigarette et la SLA, le Pr. Hao Wang de la Harvard School of Public Health (Boston), et coll. ont analysé les données de 5 différentes études cohortes portant sur un total de plus d’1,1 million de participants, dont 832 étaient atteints de SLA. Le suivi des participants variait de 7 à 28 ans.

Le taux de SLA dans les 5 études, augmente avec l’âge et s’avère plus élevé chez les hommes que les femmes pour tous les groupes d’âge. Mais ceux qui avaient déjà fumé des cigarettes au début de l’étude présentent un risque accru de SLA par rapport à ceux qui n’ont jamais fumé. Les fumeurs actuels présentent un risque accru de 42% de développer la maladie et les anciens fumeurs, un risque accru de 44%.

Le risque de développer la SLA augmente également avec le nombre de paquets-années fumés (produit du nombre de paquets par jour x nombre d’années). En outre, le nombre moyen de cigarettes fumées par jour et la durée du tabagisme est associé positivement avec la SLA. Le risque de développer la SLA augmente de 10% pour chaque tranche de dix cigarettes fumées par jour et de 9% pour chaque tranche de 10 années de tabagisme. Parmi ceux qui ont fumé, le risque de la SLA augmente avec la précocité du tabagisme.

Plusieurs mécanismes possibles par lesquels la cigarette peut influencer le risque de SLA sont suggérés par les auteurs, dont les lésions neuronales directes causées par l’oxyde nitrique ou d’autres composants de la fumée de cigarette (comme les résidus des pesticides utilisés dans la culture du tabac) ou encore le stress oxydatif. « Les produits chimiques qui sont présents dans la fumée de cigarette génèrent des radicaux libres et des produits de peroxydation lipidique. L’exposition au formaldéhyde, un sous-produit de la combustion du tabac, a été signalé en 2008 être associé à un risque accru de SLA.

Source : Arch Neurol. doi:10.1001/archneurol.2010.373 « Observational Study of Spinal Muscular Atrophy Type 2 and 3: Functional Outcomes Over 1 Year », traduction, adaptation, mise en ligne Alexis Yapnine, Santé log, le 14 février 2011 (Visuels NIH)

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