Publié par : alfournet | 5 août 2011

Innovation

Source : http://www.hopital.fr/Hopitaux/Actualites/Actualites-generales/L-Inserm-et-le-CNRS-mettent-au-point-une-nouvelle-technique-d-imagerie-medicale?utm_source=Hopital.fr&utm_medium=facebook

L’Inserm et le CNRS mettent au point une nouvelle technique d’imagerie médicale

 La découverte réalisée par une équipe de l’Inserm et du CNRS devrait permettre des progrès considérables dans les neurosciences et la connaissance du cerveau. Elle devrait également améliorer le traitement de certaines maladies comme l’épilepsie.

Cette découverte a été réalisée par Mickael Tanter, directeur de recherche à l’Inserm et par ses collaborateurs de l’Inserm et du CNRS.

Elle porte sur un volet particulier de l’imagerie médicale, intitulé l’imagerie fMRI (IRM fonctionnelle). Celle-ci a déjà permis de réaliser des progrès considérables dans le domaine de neurosciences. L’imagerie fMRI permet en effet de suivre, en temps réel, l’activité cérébrale d’un patient, autrement dit la façon dont son cerveau réagit à une stimulation (visuelle, auditive…). Elle permet en particulier de localiser l’afflux sanguin qui se produit dans la zone activée du cerveau.

Très utilisées aujourd’hui en neurosciences et en sciences cognitives, l’IRM fonctionnelle et la tomographie par émission de positons (TEP) présentent néanmoins un point faible : bien qu’elles pénètrent profondément dans les tissus, leur résolution et leur sensibilité sont limitées. En particulier, les images d’évènements transitoires et/ou touchant l’ensemble du cerveau (comme les crises d’épilepsie) sont difficiles à obtenir. A l’inverse, l’échographie Doppler – technique basée sur l’utilisation des ultrasons – est très efficace et très utilisée pour l’examen des vaisseaux sanguins, mais elle ne permet pas, jusqu’à présent, d’observer les tout petits vaisseaux du cerveau et donc de visualiser l’activité cérébrale.

Pour dépasser ces limites, l’équipe de l’Inserm et du CNRS a mis au point une nouvelle technique : le fUltrasound (ultrasons fonctionnels du cerveau). Celle-ci présente un double avantage : elle est à la fois très sensible (capable de filmer les petites veines du cerveau) et conserve une excellente résolution dans le temps et dans l’espace. Il s’agit en l’occurrence d’une imagerie ultrarapide, capable de mesurer les mouvements du sang sur l’ensemble du cerveau plusieurs milliers de fois par seconde (contre quelques dizaines de fois jusqu’à présent). Cette augmentation du nombre de mesures permet de détecter le flux dans de très petits vaisseaux, dont les variations subtiles sont liées à l’activité cérébrale.

Le fUltrasound devrait permettre, par exemple, des examens jusqu’alors impossibles sur le nouveau-né, voire sur le fœtus durant la grossesse, ce qui permettra de mieux comprendre le développement du cerveau. De même, chez les adultes, elle devrait permettre de localiser des foyers épileptogènes en imagerie per-opératoire (durant l’intervention chirurgicale). Elle devrait également aider les biologistes à répondre à de nombreuses questions posées par les neurosciences.

Pour plus de renseignements :
http://www.inserm.fr/espace-journalistes/mise-au-point-d-une-technique-d-imagerie-de-nouvelle-generation


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