Publié par : alfournet | 11 août 2011

[Actu recherche] Comprendre les mécanisme de dégénérescence des motoneurones

[Actu recherche] Comprendre les mécanisme de dégénérescence des motoneurones.

Source : http://blog.fondation-thierrylatran.eu/2011/08/11/actu-recherche-comprendre-les-mecanisme-de-degenerescence-des-motoneurones/

 

Eva Hedlund, membre du Conseil Scientifique de la Fondation Thierry Latran a publié récemment les résultats d’une étude très innovante dans la prestigieuse revue scientifique Brain permettant d’avancer dans la compréhension des mécanismes de dégénérescence des motoneurones par la mise en évidence de différences dans l’expression de certains gènes en relation avec leur vulnérabilité.

Dans les trois maladies neurodégénératives suivantes : sclérose latérale amyotrophique, atrophie musculaire spinale et atrophie musculaire spino-bulbaire, l’atteinte des motoneurones responsables des mouvements volontaires conduit à la mort ou à un sévère handicap. Les différentes populations de motoneurones en présence ne dégénèrent cependant pas toutes de la même manière.

L’équipe de recherche d’Ole Isacson* a ainsi avancé l’hypothèse selon laquelle l’analyse du code génétique relatif à ces populations pourrait permettre de comprendre leur vulnérabilité sélective face aux maladies. Pour cela, les scientifiques ont, à partir de rats sains, isolé les trois classes suivantes : les motoneurones spinaux-ventraux touchés dans les trois maladies, les motoneurones des nerfs crâniens inférieurs (CN12) touchés dans la SLA et l’atrophie musculaire spinobulbaire et les motoneurones des nerfs crâniens supérieurs (CN3/4) épargnés dans les trois maladies.

Les résultats des analyses moléculaires révèlent que les gènes ne s’expriment pas de la même façon dans les trois familles de motoneurones ci-dessus.

Deux gènes (IGF-2 et le gène de la guanine désaminase), dont l’action est protectrice vis-à-vis des motoneurones CN3/4 ont ainsi été remarqués. Les tests prouvent même qu’ils sont capables de lutter contre des substances toxiques (ici le glutamate). La découverte du fonctionnement de ces gènes explique en partie la résistance à la dégénérescence cellulaire des motoneurones de type CN3/4.

Des observations à venir, in vitro et sur des modèles animaux cette-fois, permettront d’approfondir la compréhension de ces mécanismes et aideront peut être un jour à combattre ces maladies.



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