Publié par : alfournet | 5 avril 2010

Communiqué 3

Communiqué 3 
 

2éme Etape

La foule des concurrents résonne des exclamations excitées des coureurs. Ceux qui participent pour la première fois sont réellement impatients de découvrir enfin, concrètement, quel alliage de métaux précieux a été fondu dans leurs rêves de course depuis des mois.
Les vétérans, eux, n’ont qu’une envie, celle de retrouver les sensations de leurs précédentes expériences, et aussi de nouveaux paysages qu’ils ne connaissent pas encore.

Patrick Bauer,  submergé par l’émotion au départ de cette 25ème édition.
Cela se bouscule sur la ligne de départ, les meilleurs pour partir en tête dès les premiers mètres, d’autres, juste pour être sur la photo à côté de l’élite.
Patrick Bauer donne les consignes de course après une longue exclamation. Du haut du toit d’un Land Rover, il peut contempler l’immense peloton des 1013 partants. A chaque fois, c’est la même émotion qui lui prend la gorge, et sans doute encore plus pour cette édition  du 25ème anniversaire du Sultan Marathon des Sables. Hier soir à l’issue du briefing général fait aux coureurs, il était revenu du côté du bivouac dédié à l’organisation avec les yeux brillants d’une émotion qui le submergeait. « J’ai reçu tant de témoignages d’estime depuis que nous sommes sur le bivouac, tant de remerciements, c’est vraiment très fort ce que je ressens aujourd’hui. » Et le lendemain, à quelques minutes de libérer le peloton avec le concours du Gouverneur de la province d’ Errachidia, Monsieur Abdellah Amimi, c’est cette même vague faite de tant de sentiments de re connaissance, d’amitié sincère et d’admiration exprimés au sujet du destin magique de cette course qui submerge encore le directeur de course.
A neuf heures dix, enfin, les coureurs s’élancent dans un grand hurlement libérateur. Le départ est très roulant, un grand plateau un peu caillouteux sur lequel les leaders prennent vite leurs distances.

Une tête de course très disputée avec des coureurs d’élite de toutes nationalités.
Dans le groupe de tête qui se forme quasi immédiatement se retrouvent en effet évidemment tous les favoris. Mohamad Ahansal (D 1 – MAR) le vainqueur de l’an passé,, mais aussi une volée de coureurs d’exception de toutes nationalités : les jordaniens Al Aqra Salameh (D 391 -JOR) et Alswaiti Mohammad (D 390- JOR), les espagnols Aubeso Martinez Jorge (D 989-ESP) et Gomaz Camacho Julio (D 994-ESP), l’anglais Cracknell James (D 812-GBR), l’américain Michael Wardian (D 698-USA) ou encore l’italien Trincheri Lorenzo (D 583-ITA), sans oublier les toujours dangereux marocains El Akad Aziz (D 2-MAR) et Aït Amar Mustapha (D 4-MAR).
On devine que la lutte va être rude entre ceux là pour prendre la tête du classement général et peut-être faire le trou qui permettra de gérer plus facilement la pression.
Derrière l’ambiance est différente, ceux qui découvrent font souvent le choix de découvrir petit à petit les difficultés du profil de l’étape et du climat pour ne pas « exploser » inutilement dès le premier jour. Et puis il y a aussi ceux qui cherchent à s’économiser à tout prix, marchant dès que cela monte ou dans le sable mou, qui se présente parfois, même dans les zones rocailleuses des djebels un peu comme des rivières qui descendrait des pentes surchauffées.

L’accueil des enfants de Mekta Sfa
Peu avant le CP 1, les enfants du village de Mekta Sfa ont dressé un portique avec des feuilles de palmiers pour les concurrents qu’ils acclament au passage et juste ensuite, c’est avec surprise que ces derniers découvrent que des cailloux plats ont été posés dans l’eau de l’oued Rheris pour éviter qu’ils ne se mouillent les pieds.
Les paysages s’enchaînent sur fond de vallées à pentes douces à dominante de pierres noires, avec au fond des étendues couvertes de grosses touffes d’herbes sur des monticules de terre séchée et d’arbres secs de petites tailles.
Le temps est légèrement voilé et pas trop chaud ce matin,  ce qui donne une impression de confort aux compétiteurs
Le CP 1, dans un  champ de toutes petites dunes, est l’occasion de souffler après 13,4 km de course. Mais la difficulté du jour est une courte montée très escarpée vers le kilomètre 19, qui coupe les jambes et ankylosent plus d’une paire de cuisses. La descente du relief permet d’accéder à un grand champ de dunettes au début duquel se trouve le CP 2, au  kilomètre 22,2.

Ahansal Mohamad prend un petit avantage sur ses poursuivants.
Il ne reste « plus » qu’un peu moins de 7 kilomètres à parcourir pour parvenir au  nouveau bivouac pour certains avec des cris de joie sous la banderole d’arrivée.
Au final c’est Mohamad Ahansal qui s’impose sur cette étape en 02h11’08’’ reléguant l’américan Wardian Mickaêl à plus de 8 minutes (02h19’39’’) et le jordanien Al Aqra en troisième place avec un temps de 02h20’17’’
Chez les filles c’est l’espagnole Monica Viladomiu Aguilera (D 1020-ESP) qui prend la tête du classement avec un temps de 03h01’11’’ suivie de la hollandaise Linshooten Jolanda (D 90-NDL) en 03h03’59 ‘’et enfin en troisième place la marocaine ayant remporté la dernière édition, Didi Touda (D3-MAR) qui est juste derrière avec 03h04’03’’.
Les coureurs, qui ont réussi pour la plupart à bien passer cette étape ne se réjouissent pas pour autant. Ils ont tous constaté  que la température est montée en flèche en milieu de journée, il faisait 33° à 12H00, et ils savent que cette journée restait relativement facile, si l’on se place évidemment du point de vue d’un marathonien des sables, tant du point de vue de la distance que de la difficulté technique.

Première soirée sous le signe de l’autonomie alimentaire.
Sur le bivouac, personne donc ne fanfaronne,  chacun retrouve sa tente, pressé de raconter sa vision de cette journée pleine de découvertes du sud marocain et de panoramas parfois magiques du haut des plateaux. C’est l’heure également de discussions interminables sur les évolutions de stratégies de course qui sont généralement interrompues par des envies de siestes quand la chaleur, dans l’après-midi, devient trop lourde.
Ce soir, les gamelles posées sur les feux de bivouac devant chaque tente vont rivaliser de fumets des premiers repas lyophilisés de la semaine.
Le Sultan Marathon des Sables prend ses marques. L’aventure ne fait que commencer.

Classement général
Rang Nom Prénom Sexe Nationalité Equipe Temps Ecart Moy.
325 365 PANZA Bruno H FRA TEAM PAPILLONS DE CHARCOT 04H23’16 02H12’08 6.61
328 367 PRENEZ Cyril H FRA TEAM PAPILLONS DE CHARCOT 04H23’17 02H12’09 6.61
329 364 BERTHOME Willy H FRA TEAM PAPILLONS DE CHARCOT 04H23’18 02H12’10 6.61
613 366 CASSEGRAIN Thierry H FRA TEAM PAPILLONS DE CHARCOT 05H08’41 02H57’33 5.64

 
 
 

 

04/04/2010 – communiqué n°2

Premières foulées plein Sud.
Etape 1 : Irhs – Khermou : 29 km.

La foule des concurrents résonne des exclamations excitées des coureurs. Ceux qui participent pour la première fois sont réellement impatients de découvrir enfin, concrètement, quel alliage de métaux précieux a été fondu dans leurs rêves de course depuis des mois.
Les vétérans, eux, n’ont qu’une envie, celle de retrouver les sensations de leurs précédentes expériences, et aussi de nouveaux paysages qu’ils ne connaissent pas encore.

Patrick Bauer,  submergé par l’émotion au départ de cette 25ème édition.
Cela se bouscule sur la ligne de départ, les meilleurs pour partir en tête dès les premiers mètres, d’autres, juste pour être sur la photo à côté de l’élite.
Patrick Bauer donne les consignes de course après une longue exclamation. Du haut du toit d’un Land Rover, il peut contempler l’immense peloton des 1013 partants. A chaque fois, c’est la même émotion qui lui prend la gorge, et sans doute encore plus pour cette édition  du 25ème anniversaire du Sultan Marathon des Sables. Hier soir à l’issue du briefing général fait aux coureurs, il était revenu du côté du bivouac dédié à l’organisation avec les yeux brillants d’une émotion qui le submergeait. « J’ai reçu tant de témoignages d’estime depuis que nous sommes sur le bivouac, tant de remerciements, c’est vraiment très fort ce que je ressens aujourd’hui. » Et le lendemain, à quelques minutes de libérer le peloton avec le concours du Gouverneur de la province d’ Errachidia, Monsieur Abdellah Amimi, c’est cette même vague faite de tant de sentiments de re connaissance, d’amitié sincère et d’admiration exprimés au sujet du destin magique de cette course qui submerge encore le directeur de course.
A neuf heures dix, enfin, les coureurs s’élancent dans un grand hurlement libérateur. Le départ est très roulant, un grand plateau un peu caillouteux sur lequel les leaders prennent vite leurs distances.

Une tête de course très disputée avec des coureurs d’élite de toutes nationalités.
Dans le groupe de tête qui se forme quasi immédiatement se retrouvent en effet évidemment tous les favoris. Mohamad Ahansal (D 1 – MAR) le vainqueur de l’an passé,, mais aussi une volée de coureurs d’exception de toutes nationalités : les jordaniens Al Aqra Salameh (D 391 -JOR) et Alswaiti Mohammad (D 390- JOR), les espagnols Aubeso Martinez Jorge (D 989-ESP) et Gomaz Camacho Julio (D 994-ESP), l’anglais Cracknell James (D 812-GBR), l’américain Michael Wardian (D 698-USA) ou encore l’italien Trincheri Lorenzo (D 583-ITA), sans oublier les toujours dangereux marocains El Akad Aziz (D 2-MAR) et Aït Amar Mustapha (D 4-MAR).
On devine que la lutte va être rude entre ceux là pour prendre la tête du classement général et peut-être faire le trou qui permettra de gérer plus facilement la pression.
Derrière l’ambiance est différente, ceux qui découvrent font souvent le choix de découvrir petit à petit les difficultés du profil de l’étape et du climat pour ne pas « exploser » inutilement dès le premier jour. Et puis il y a aussi ceux qui cherchent à s’économiser à tout prix, marchant dès que cela monte ou dans le sable mou, qui se présente parfois, même dans les zones rocailleuses des djebels un peu comme des rivières qui descendrait des pentes surchauffées.

L’accueil des enfants de Mekta Sfa
Peu avant le CP 1, les enfants du village de Mekta Sfa ont dressé un portique avec des feuilles de palmiers pour les concurrents qu’ils acclament au passage et juste ensuite, c’est avec surprise que ces derniers découvrent que des cailloux plats ont été posés dans l’eau de l’oued Rheris pour éviter qu’ils ne se mouillent les pieds.
Les paysages s’enchaînent sur fond de vallées à pentes douces à dominante de pierres noires, avec au fond des étendues couvertes de grosses touffes d’herbes sur des monticules de terre séchée et d’arbres secs de petites tailles.
Le temps est légèrement voilé et pas trop chaud ce matin,  ce qui donne une impression de confort aux compétiteurs
Le CP 1, dans un  champ de toutes petites dunes, est l’occasion de souffler après 13,4 km de course. Mais la difficulté du jour est une courte montée très escarpée vers le kilomètre 19, qui coupe les jambes et ankylosent plus d’une paire de cuisses. La descente du relief permet d’accéder à un grand champ de dunettes au début duquel se trouve le CP 2, au  kilomètre 22,2.

Ahansal Mohamad prend un petit avantage sur ses poursuivants.
Il ne reste « plus » qu’un peu moins de 7 kilomètres à parcourir pour parvenir au  nouveau bivouac pour certains avec des cris de joie sous la banderole d’arrivée.
Au final c’est Mohamad Ahansal qui s’impose sur cette étape en 02h11’08’’ reléguant l’américan Wardian Mickaêl à plus de 8 minutes (02h19’39’’) et le jordanien Al Aqra en troisième place avec un temps de 02h20’17’’
Chez les filles c’est l’espagnole Monica Viladomiu Aguilera (D 1020-ESP) qui prend la tête du classement avec un temps de 03h01’11’’ suivie de la hollandaise Linshooten Jolanda (D 90-NDL) en 03h03’59 ‘’et enfin en troisième place la marocaine ayant remporté la dernière édition, Didi Touda (D3-MAR) qui est juste derrière avec 03h04’03’’.
Les coureurs, qui ont réussi pour la plupart à bien passer cette étape ne se réjouissent pas pour autant. Ils ont tous constaté  que la température est montée en flèche en milieu de journée, il faisait 33° à 12H00, et ils savent que cette journée restait relativement facile, si l’on se place évidemment du point de vue d’un marathonien des sables, tant du point de vue de la distance que de la difficulté technique.

Première soirée sous le signe de l’autonomie alimentaire.
Sur le bivouac, personne donc ne fanfaronne,  chacun retrouve sa tente, pressé de raconter sa vision de cette journée pleine de découvertes du sud marocain et de panoramas parfois magiques du haut des plateaux. C’est l’heure également de discussions interminables sur les évolutions de stratégies de course qui sont généralement interrompues par des envies de siestes quand la chaleur, dans l’après-midi, devient trop lourde.
Ce soir, les gamelles posées sur les feux de bivouac devant chaque tente vont rivaliser de fumets des premiers repas lyophilisés de la semaine.
Le Sultan Marathon des Sables prend ses marques. L’aventure ne fait que commencer.

 Classement : 326 Dosart  365 PANZA Bruno                  H FRA TEAM PAPILLONS DE CHARCOT 04H23’16 02H12’08 6.61 

 Classement :329  Dosart  367 PRENEZ Cyril                  H FRA TEAM PAPILLONS DE CHARCOT 04H23’17 02H12’09 6.61

 Classement :330  Dosart  364 BERTHOME Willy           H FRA TEAM PAPILLONS DE CHARCOT 04H23’18 02H12’10 6.61

 Classement :616  Dosart  366 CASSEGRAIN Thierry   H FRA TEAM PAPILLONS DE CHARCOT 05H08’41 02H57’33 5.64

 


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